Maraîchage sol vivant en agriculture paysanne

Maraîchage sol vivant

Maraîchage sol vivant en agriculture paysanne

Le sol : un patrimoine nourricier fragile

Saveurs d’Occitanie par cet article maraichage sur sol vivant souhaite passer un message qui est clair ! nous sommes dans l’obligation de préserver la biodiversité qui grâce à elle nous pouvons nous nourrir sainement ! Nous n’utilisons aucun pesticide et aucun travaille du sol ou très peu quand c’est nécessaire dans notre ferme.

Association Maraîchage Sol Vivant : Un sol fertile est vivant. Par son activité biologique, il est à l’origine de nombreux équilibres qui permettent aux plantes de se développer sainement, de trouver les nutriments dont elles ont besoin au moment où elles en ont besoin, et de lutter plus efficacement contre ravageurs et maladies. Il met plusieurs milliers d’années à se structurer. Mais il peut être altéré en seulement quelques-unes sous l’action de l’homme. Cette dégradation se traduit alors par la réduction ou l’élimination des fonctions des sols et de leur aptitude à soutenir des services écosystémiques qui sont essentiels au bien-être des populations.

Dans l’agriculture, la dégradation des sols provient majoritairement des pratiques inadaptées de travail du sol qui détruisent l’activité biologique des sols, favorisent l’érosion, la compaction, la perte de la matière organique par minéralisation et le lessivage des éléments minéralisés. La couche de terre arable se réduit alors très vite. Pour enrayer ces phénomènes, s’est développée aux États-Unis l’agriculture de conservation, inspirée des systèmes forestiers. La réduction voire la suppression du travail du sol en favorisant une couverture permanente par le végétal se rapprochent ainsi de l’organisation naturelle des sols qui assure en effet le recyclage de la matière organique, la décompaction, la portance et la fertilité. Elle maintient et améliore le potentiel agronomique des sols, tout en conservant une production régulière et performante sur les plans technique et économique. Cette approche a émergé en France dans les années 1980 dans le secteur des grandes cultures.
Voir les sites de agriculturedeconservation.com et le forum agricool.

Nous, maraîchers, commençons à développer ces techniques et à les adapter à nos contraintes spécifiques : très faibles restitutions de biomasse au sol par les cultures de légumes ; semis, repiquage et récoltes répartis sur toute l’année ; rythme intensif de production qui rend l’utilisation de couverts végétaux compliquée ; absence sur le marché de matériel agricole adapté. C’est le but de Maraîchage Sol Vivant: trouver des solutions pratiques pour développer notre agronomie.

Maraîchage sur sol vivant : l’agriculture de conservation pour protéger et utiliser nos sols

L’agriculture de conservation consiste à utiliser les services écosystémiques du sol afin de maximiser la production de biomasse. Naturellement un sol vivant est autofertile, meuble, aéré et retient l’eau. Il fournit une nutrition équilibrée qui limite les maladies. Enfin la biodiversité présente est propice au contrôle des ravageurs.

Pour exploiter au mieux ces services écosystémiques, nos techniques de culture doivent respecter trois grands principes :
Une couverture permanente des sols (organique, plastique, etc…)
Pas de travail du sol ou un travail minimum
Des apports de matière organique conséquents

Nous cultivons la vie du sol en offrant « le gîte et le couvert » à toutes les catégories d’organismes qui contribuent à l’élaboration d’un sol fertile et bien structuré (bactéries, champignons/mycorhizes et pédofaune : protozoaires, nématodes, acariens, collemboles, insectes, vers de terre, etc.). Nous oeuvrons à lui restituer son potentiel de
fertilité en raisonnant les apports carbonés. En respectant ces pratiques, le sol de nos parcelles réalise le cycle complet de la fertilité, à l’instar d’un écosystème forestier.

Le maraîchage sans travail du sol : 100 % développement durable

1) Économiquement

La couverture permanente du sol permet de limiter la levée et le développement d’adventices, diminuant ainsi l’un des principaux postes du maraîcher qu’est le désherbage. La réduction du travail du sol diminue le temps de travail et la consommation de carburant. Le gain économique est complété par la baisse des charges liées à l’achat de fertilisant. Le seul fertilisant nécessaire à l’agrosystème est la matière carbonée (couverture morte ou couvert végétaux) qui ne coûte que peu voire rien actuellement. Enfin les rendements sont au rendez-vous, avec un moindre impact des ravageurs du sol sur certaines cultures (Crucifères notamment).

2) Environnementalement

L’agriculture de conservation vise à augmenter le taux de matière organique et à nourrir la vie du sol. Il en résulte une augmentation de la capacité de filtration et de la vitesse de dégradation des produits phytosanitaires. L’azote n’est plus apporté sous forme soluble mais est immobilisé sous forme organique, non lessivable. L’azote sera minéralisé tout au long de l’année, limitant ainsi le risque de lessivage et assurant une fertilisation constante sur le long terme.
L’augmentation du taux de matière organique mais aussi la couverture permanente du sol supprime les risques d’érosion hydrique et éolienne de la couche superficielle du sol, couche la plus fertile.

3) Socialement

Le temps de travail ainsi que les charges sont réduites pour le même investissement de temps de travail: nous y gagnons donc!

Source :

Nous remercions maraichagesolvivant.org pour l’énorme travail réalisé et toutes les études réalisées qui nous permettent nous maraîchers d’évoluer tous les jours dans notre travail du champs ainsi améliorer la vie sociale des paysans. Voici une étude réalisée par maraichagesolvivant.org : 

Enquête et portraits de 13 fermes avec Maraîchage Sol Vivant

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